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HISTOIRE DE SAINT-DENIS

L’époque Romaine

Lé qu’a pas vist

La catedrala d’Albi

Le cloquier de Rodès

E le bouisson de Sant-Danis

a  pas jamai res vist.

Certains auteurs font remonter l’origine de SAINT-DENIS à l’époque romaine ; En effet le plan en damier du village, orienté (à quelques degrés près) sur les quatre points cardinaux est similaire à la disposition des camps construits par les Romains «suivant le dessin toujours semblable du Cardo et du Decumanus qui coupaient le campement en quatre parties». Cette hypothèse, très séduisante, n’a hélas jamais pu être validée par des vestiges probants.

Si ce n’est à Saint Denis même, la présence des Romains est néanmoins incontestable dans la Montagne Noire. En attestent les vestiges de trois martinets de forge le long de l’Alzeau, une importante villa gallo-romaine à proximité d’Espérou au nord de notre commune, et une voie dallée le long de l’ Alzeau qui aurait vraisemblablement relié cet ensemble à la Voie Domitienne.

FONDATION DE SAINT-DENIS
Contexte historique à l’époque de la fondation de Saint-Denis

Raymond Trancavel II, vicomte de Carcassonne se soumit au pouvoir du Roi (1246-1252), et apporta ainsi au Domaine Royal la partie centrale du département de l’Aude, c’est-à-dire le Carcassés et le Razés. Après la croisade des Albigeois, le Minervois fut annexé à la Couronne. En 1253 le dernier vicomte Guillaume de Minerve recevait, en fief du roi, une assignation de 50 livres de vente sur les biens confisqués. Voici pour le département de l’Aude les localités dont le roi était Seigneur : Fontiers Cabarbés, Saint-Denis.

Le reste du territoire était aux mains de petits barons. Ces dernières seigneuries étaient réduites à l’état de propriétés foncières (notamment celle de Saissac, commune voisine de Saint-Denis).

Au XIIIe siècle, le Languedoc était recouvert de forêts dont une partie était délaissée. Depuis quelques générations les habitants du bois de la Serre vivaient hors de toutes contraintes féodales ou royales.

A cette époque, Philippe IV le Bel, essaya de tirer de l’argent de ses domaines pour rembourser le monastère de Prouille (1).

De plus le Roi désirait regrouper les populations éparses (2), pour mieux imposer sa domination. Ces motifs poussèrent le Roi à fonder la Bastide de Saint-Denis, sur le lieu-dit de la forêt de la Serre, aidé en cela par les Bénédictins de Montolieu (ceux-ci favorisaient le défrichement). Le premier document faisant mention de Saint-Denis, cité par l’inventaire général de deux consuls, de cette Bastide, date de 1293.

Celui-ci fait état d’une charte de privilèges accordés par le Roi. Cet inventaire avait été fait par ces consuls pour assurer la conservation des documents relatifs aux privilèges des habitants. Le 7 février 1300, le Roi accorde le bois de Serre aux habitants sans aucune prestation, ni redevance.

Dans une lettre adressée au Sénéchal de Carcassonne, le Roi de France répond en juin 1306 à la requête des habitants. En février 1307 paraît l’acte d’inféodation.

En 1303 le Sénéchal de Carcassonne se rendit sur les lieux pour conclure un accord avec les consuls de Saint-Denis et Guillaume Fabre, Guillaume des Guery, et des Fontiers Guillaume Auge. Les consuls demandèrent au Sénéchal de Carcassonne d’établir une censive, et une pension annuelle pour éviter les abus perpétrés dans la forêt. Ceux-ci se proposaient de payer 30 livres Tournois le « jour de Noël », et ils demandaient, de plus, que le dit bois et la garde de celui-ci soient accordés aux communs des habitants, des dits lieux et aux consuls, à leur nom, livré à perpétuité, avec la moitié des amendes et condamnations des délinquants (extrait du Mahul). En cas de défrichement, des consuls s’engagèrent au nom des habitants à payer la taxe des blés et vins (11ème de la récolte).

(1) le monastère de Prouille avait prêté au Roi, à la demande de Guidonis Sénéchal de Toulouse, mille livres tournois pour la guerre des Flandres.
(2) la population de cette région fut fortement réduite par la croisade des Albigeois.